LA RECHERCHE

 

Traject de valorisation

Mu.ZEE apprécie

Mu.ZEE apprécie sa collection avec le soutien du gouvernement flamand et d'un large éventail de partenaires culturels. L'application et la méthodologie du processus de valorisation sont basées d'une part sur les clés fournies par les instituts flamands du patrimoine, d'autre part spécialement adaptées aux besoins de notre politique et de notre collection.

L'évaluation est appliquée avec une équipe de base interne, des groupes de la caisse de résonance et de multiples parties prenantes. Pour cela, nous engageons le vaste réseau de Mu.ZEE et de ses partenaires, ainsi que l'appel ci-dessous.

Le cadre théorique de notre processus d'évaluation est déterminé par notre mission et notre vision actuelles, à savoir notre fonction sociale en tant que musée d'art moderne et contemporain en Belgique. Nous voulons interpréter notre collection le plus largement possible dans le cadre d'une politique transhistorique et transculturelle. Les besoins de notre public et les enjeux contemporains de la société seront rendus lisibles grâce à une analyse de la collection après l'évaluation.

Qu'est-ce que la valorisation?
Apprécier une collection d'art, c'est apprécier les œuvres d'art. Il existe différentes formes et définitions de la valeur, qui peuvent être très différentes selon les établissements. Dans certaines collections, certaines pièces peuvent avoir une valeur plus élevée que d'autres pièces, car par exemple une comparaison est faite dans la condition, la valeur d'usage ou la valeur financière.

Mu.ZEE ne veut pas comparer, mais voir et découvrir côte à côte. Dans une collection d'arts visuels, il n'est pas possible ou pas évident d'utiliser une échelle de valeur traditionnelle. Après tout, vous ne pouvez pas attribuer une note à la signification d'une œuvre d'art ou à l'expérience esthétique individuelle. C'est pourquoi nous avons élaboré un certain nombre de critères ajustés en fonction des échelles existantes et de notre politique actuelle. Nos critères permettront de tester la présence ou l'absence de certains types de valeur. Sur la base de diverses questions oui-non, nous indiquons les qualités d'une sous-collection ou d'une œuvre d'art et nous recherchons différentes manifestations de l'histoire de l'art, du social-social et de la recherche ou de la valeur d'usage. Nous regardons l'image elle-même, mais aussi le contexte social, historique, social et biographique dans lequel une œuvre ou un ensemble a été créé.

Grâce à notre appréciation, nous révélons les intérêts, les besoins et les préoccupations qui entourent nos œuvres d'art. Cela détermine les décisions que nous prenons en tant que musée. Avec les connaissances du processus d'évaluation, nous pouvons mieux collecter, stocker, rechercher et divulguer.


Appréciez pour l'avenir
Le processus d'évaluation fournira un aperçu de notre collection d'art et de son potentiel. Il révélera certains points de politique, lacunes et erreurs positifs. Cela nous donne une meilleure définition de notre collection, des prêts à long terme et des besoins de cette responsabilité. Étape par étape, nous augmentons les connaissances sur nos œuvres d'art pour la recherche et l'utilisation futures. Nous complétons la collection en fonction des lacunes, et essayons d'arriver à de nouvelles interprétations qui peuvent présenter des récits intéressants et pertinents à nos spectateurs à travers des expositions et des événements. Enfin, la valorisation constituera également une avancée majeure vers la numérisation et l'accès aux connaissances en ligne.

Nous apprécions et définissons l'instantané d'aujourd'hui pour la qualité dans le musée de demain. Mu.ZEE s'efforce également à travers ce projet d'améliorer sa responsabilité en tant que lieu de rencontre public pour l'art et la culture.

Est M. Gouvernement flamand, VKC, KMSKA, FARO, CAHF, Heritage in Sight.

Le projet de recherche Ensor

En 2013, le Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers a initié le « Projet de recherche Ensor ». L'objectif du projet, qui se poursuit à ce jour, est de mener des recherches à la fois sur le contexte historique et sur les techniques matérielles des œuvres de James Ensor. Si le Musée Royal des Beaux-Arts anversois possède une vaste collection d’œuvres de James Ensor, celui-ci est également bien représenté dans la collection du Mu.ZEE, devenu partenaire de ce projet fascinant. La recherche historique et artistique de sources et d'archives (non publiées), qu'elles soient ou non d'Ensor, va de pair avec les techniques les plus récentes dans le domaine de la photographie aux rayons X et à la lumière infrarouge ou du spectromètre de fluorescence X portable. Les résultats de la recherche sont diffusés via différents canaux.

Ainsi, le site Web http://jamesensor.vlaamsekunstcollectie.be/ partage les résultats de la recherche, qui sont également publiés sur le blog du Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers https://kmskablog.wordpress.com/tag/ensor-research-project/.

Ensor|Spilliaert|Permeke déverrouillé

Les œuvres de trois grands maîtres et de leurs contemporains rendues numériquement accessibles grâce au Mu.ZEE

Le Mu.ZEE possède une riche collection d’œuvres artistiques des trois grands maîtres, James Ensor, Léon Spilliaert et Constant Permeke. Grâce à la subvention de projet « Inhaalbeweging digitale collectieregistratie » (Rattrapage de l'enregistrement numérique des collections) émanant du gouvernement flamand, le Mu.ZEE a pu réaliser des études approfondies des œuvres artistiques de ces trois « Ostendais », mais également les enregistrer et les rendre accessible sous forme numérique sur le site Web du musée et ce, pendant un an.

Ostende et James Ensor sont inextricablement liés. L'artiste aimait sa ville qui était sa muse et sa source d'inspiration. Léon Spilliaert, son cadet de plus de vingt ans, a également associé son nom à la reine des villes balnéaires belges. Ses errances nocturnes dans la ville et les longues promenades sur la plage l'ont stimulé à créer ses meilleures œuvres. Constant Permeke, né à Anvers mais élevé à Ostende, était également attiré par la mer du Nord et la vie quotidienne dans et autour de la ville. En rassemblant les données de recherche on obtient un aperçu des milieux artistiques du XXe siècle à Ostende, mais également au-delà. En plus des recherches historiques et artistiques sur les œuvres d'art elles-mêmes, les pièces d’archives nous permettent également de mettre en lumière les relations sociales des artistes, leurs relations mutuelles et les liens avec leurs contemporains.

Concrètement, cela signifie que dans le cadre du projet, nous enrichissons la collection existante avec des métadonnées et avec des reproductions de haute qualité des œuvres d'art. Toutes ces données seront également disponibles via le site Web. Lors de l'enregistrement, nous complétons non seulement les données de base, mais nous captons également les connaissances actuelles sous forme de mots-clés (iconographiques et associatifs), offrant ainsi à l'enregistrement de base des ajouts ou des enrichissements. L'enregistrement 'approfondi', comme nous l'appelons, facilite en premier lieu la recherche d'œuvres d'art dans les bases de données des collections. Les métadonnées qualitatives seront disponibles sous forme de données ouvertes afin que la recherche, l'enregistrement et la numérisation puissent être publiés sur différentes plateformes. Cela se fera en premier lieu sur le site Web du musée, mais aussi sur le site Web de la Vlaamse Kunstcollectie (Collection d'art flamande). Par ailleurs, les œuvres de James Ensor et de Léon Spilliaert se trouvent déjà dans le domaine public. Voilà un élan dont nous aimerions profiter pour publier nos recherches également sur Wikidata.

Permeke tout en nuances

Le Mu.ZEE d’Ostende héberge une part importante de l’oeuvre de Constant Permeke. On peut y admirer, ainsi que dans son ancienne maison de Jabbeke, jadis aussi son atelier, quelque 200 réalisations et tableaux, près de l’ensemble de ses sculptures et de nombreux grands dessins.

Constant Permeke (1886-1952) peut être considéré comme l’une des figures de proue de l’expressionnisme flamand et est un personnage clé de l’histoire de l’art belge. Son Autoportrait de 1928-1936 avait grand besoin d’être restauré: la peinture s’écaillait et s’enroulait sur de grandes surfaces, faisant tomber des morceaux de peinture. Avant d’entamer les travaux de restauration, il importait de déterminer la cause de cette dégradation. Les chercheurs ont également tenté de déterminer si la toile avait toujours été aussi sombre.

En 2013, avec le soutien du Fonds InBev- Baillet Latour et en collaboration avec la Fondation Roi Baudouin il a été possible d’étudier non seulement l’Autoportrait, mais aussi 12 autres peintures de Permeke issues de la même période (1920-1940) et présentant toutes des teintes aussi sombres.De petits échantillons y ont été prélevés et les pigments et liants utilisés ont été analysés à l’aide de différentes techniques.

Le résultat fait à présent l’objet de l’exposition Permeke tout en nuances, une collection qui posera en premier lieu ses valises au Mu.ZEE d’Ostende, et que l’on pourra ensuite contempler au musée Permeke à Jabbeke. De tels projets nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les méthodes utilisées par les artistes comme Permeke.

Met de steun van het Fonds InBev-Baillet Latour en in samenwerking met de Koning Boudewijnstichting werd in 2013 een onderzoek opgestart. Naast het Zelfportret werden nog 12 andere schilderijen van Permeke met een vergelijkbare donkere verflaag uit dezelfde periode (1920-1940) onderzocht. Van al deze werken zijn kleine monsters genomen en met verschillende technieken werden de gebruikte pigmenten en bindmiddelen geanalyseerd.